Whither impunity?


Photo: The Guardian

by Paul Bradfield

On 30 June, African Union (‘AU’) leaders voted to give themselves immunity from prosecution for crimes against humanity, war crimes and genocide before the nascent ‘African Court of Justice and Human Rights,’ by adopting the ‘Protocol on Amendments to the Protocol on the Statute of the African Court of Justice and Human Rights.’

This new court, which is to merge the existing African Court on Human and Peoples’ Rights together with the Court of Justice of the African Union, was formally created by the AU six years ago, but is not yet in operation.

What was originally intended to be a civil court for hearing human rights complaints will now be a fully-fledged criminal court with authority to deal with the most serious crimes, including genocide, war crimes, crimes against humanity and the crime of aggression. On a progressive note, other crimes such as piracy, mercenarism, corruption and money laundering will also fall within its international judicial mandate.

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le refus saoudien de la qualité de membre non-permanent du Conseil de sécurité.

Éléments de contexte :

La 69ème élection du Conseil de sécurité des Nations unies a eu lieu le 17 octobre 2013 pendant la 68ème session de l’Assemblée générale des Nations unies au siège des Nations unies, à New York.

Le Conseil de sécurité se compose de quinze Membres des Nations unies, dont cinq permanents et dix élus par l’Assemblée générale qui « tient spécialement compte, en premier lieu, de la contribution des Membres de l’Organisation au maintien de la paix et de la sécurité internationales et aux autres fins de l’Organisation, et aussi d’une répartition géographique équitable » (Charte des Nations unies, article 23).

Chaque année, l’Assemblée générale élit cinq membres non-permanents, soit la moitié de la totalité des sièges non-permanents, pour un mandat de deux ans. L’Assemblée générale, par sa résolution A/Res/18/1991, intitulée : « question d’une représentation équitable au Conseil de sécurité et au Conseil économique et social », adoptée en date du 17 décembre 1963, avait considéré que « la composition actuelle du Conseil de sécurité était inéquitable et déséquilibrée ». Elle avait ainsi précisé, dans cette même résolution, les critères pertinents de la « répartition géographique équitable » : 5 membres élus parmi les États d’Afrique et d’Asie ; 1 membre élu parmi les États d’Europe orientale ; 2 membres élus parmi les États d’Amérique latine et des Caraïbes ; et 2 membres élus parmi les États d’Europe occidentale et autres États. Il est intéressant de mettre ces critères en perspective avec ceux, actuels, provenant du Département de l’Assemblée générale et de la gestion des conférences. En effet, le groupe des États d’Afrique et d’Asie a été distingué en deux groupes. L’un intitulé « groupe des États d’Asie-Pacifique », l’autre intitulé « groupe des États d’Afrique ». Par ailleurs, il existe une pratique, qui semble à ce stade bien établie, revenant à attribuer un siège à un État arabe, alternativement entre les groupes des États d’Asie-Pacifique et d’Afrique.

L’élection du 17 octobre 2013 visait le renouvellement de cinq des dix sièges non-permanents du Conseil de sécurité. Les nouveaux membres étant élus pour un mandat de deux ans commençant le 1er janvier 2014 et s’achevant le 31 décembre 2015. Les décisions de l’Assemblée générale sur les questions importantes, dont fait partie l’élection des membres non-permanents du Conseil de sécurité, sont prises à la majorité des deux tiers des membres présents et votants (Charte des Nations unies, article 18 paragraphe 2).

Pour cette élection, les 5 membres sortants sont : l’Azerbaïdjan (groupe des États d’Europe orientale), le Guatemala (groupe des États d’Amérique latine et des Caraïbes), le Maroc (groupe des États d’Afrique), le Pakistan (groupe des États d’Asie-Pacifique), et le Togo (groupe des États d’Afrique). Les membres sortant ne sont pas immédiatement rééligibles.

Les membres qui ont été élus sont : le Nigeria (groupe des États d’Afrique), le Tchad (groupe des États d’Afrique), le Chili (groupe des États d’Amérique latine et des Caraïbes), la Lituanie (groupe des États d’Europe orientale), et l’Arabie saoudite (groupe des États d’Asie-Pacifique). Il est à noter que deux candidatures se sont retirées. S’agissant du groupe des États d’Afrique, la Gambie était initialement candidate. S’agissant du groupe des États d’Europe orientale, la Géorgie était initialement candidate.

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On the Eve of the AU Summit: How the ICC is Being Defended

[This appeared originally on Justice in Conflict on 11 October, 2013.]

As African leaders publicly question their support for the International Criminal Court, a wide range of ICC supporters have rallied to its defense. Here, along with my co-author, Chris Tenove, we use a framework put forward in our recent paper in the International Journal of Transitional Justice to examine the allies and the forms of authority that the Court can turn to. (Chris is a doctoral candidate in Political Science at the University of British Columbia and a semi-regular JiC blogger.)

Representatives of African Union governments recently gathered to hold an “emergency summit” in Addis Ababa to discuss the relationship between AU members and the International Criminal Court. The summit was a critical test of the ICC’s authority. Several commentators have already considered the meeting’s significance, potential outcomes and implications (and offered their own suggestions). Here, we would like to discuss what the summit tells us generally about what international criminal justice is and how it works. In particular, we would point to claims about the ICC’s authority made by those who rally to its defense.

In a recently published paper, we propose a framework explaining which actors are involved in international criminal justice (ICJ), what kinds of fundamental rules and practices motivate them and what forms of authority they wield. Continue reading

ICC on trial before the African Union

“It is the culture of impunity and individuals who are on trial at the ICC, not Africa.”

Kofi Annan

 African Union

This weekend marks a very important moment in the history of international justice. In the wake of the controversial decision by the Kenyan Parliament to pass a motion to withdraw from the ICC, member states of the African Union (AU) are gathering in an extraordinary summit to discuss the possibility for African states to either withdraw from the Rome Statute or to end their cooperation with the ICC. Before analyzing the potential outcomes, here are couple of key points made by the AU Assembly in a report from May of this year:

“[The Assembly] DEEPLY REGRETS that the request by the African Union (AU) to the United Nations (UN) Security Council to defer the proceedings initiated against President Omar Al Bashir of The Sudan and Senior State Official of Kenya, in accordance with Article 16 of the Rome Statute of the International Criminal Court (ICC) on deferral of cases by the UN Security Council, has not been acted upon; […]

EXPRESSES CONCERN at the threat that the indictment of H.E Uhuru Muigai Kenyatta and H.E William Samoei Ruto, the President and Deputy-President of the Republic of Kenya respectively, may pose to the on-going efforts in the promotion of peace, national healing and reconciliation, as well as the rule of law and stability, not only in Kenya, but also in the Region.”

This weekend’s extraordinary summit seems to be a reaction to these regrets and concerns. Continue reading